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 Mai 68 et le monde politique (le 09/03/2008 à 19h29)
                                      (Manifestation pro-Gaulliste du 30 mai 1968)  

Mai 68 et le monde politique 

 

1) Récit historique

            Le général De Gaulle était un homme peu impressionnable, les événements précédents les nuits du 10 au 11 mai, il les considérait comme un simple chahut. Puis vint cette fameuse nuit du 10 au 11 mai, la nuit des barricades, il la qualifia de "secousse terrible". Une semaine plus tard, le général écourte un voyage en Roumanie pour gérer la crise, car voilà, la France est paralysée par plus d’un million de grévistes. Six jours plus tard, l’homme de l’appel du 18 juin parle aux français, il est persuadé que son discours apaisera la situation. Il a réussi à maintenir de Londres la France libre, alors pourquoi ne réussirait il pas a calmer « quelques centaines d’étudiants menés par un anarchiste allemand » ?

 

« La reforme oui, la chienlit non ! »

            Maladroit, voilà comment l’on pourrait qualifier le discours du 24 mai 1968 du général De Gaulle. Il annonce un referendum portant sur la participation des universités et des entreprises dans les régions, il prévient que si la réponse du peuple est négative, il quittera ses fonctions. Puis lâche cette phrase qui restera dans les mémoires ; « la reforme oui, la chienlit non ! Son discours ne convainc personne. La nuit du 24 au 25 mars, les affrontements continuent dans le quartier Latin, ils sont même plus violents que jamais auparavant. Partout désormais, les étudiants demandent la démission de De Gaulle. Malgré tout, le gouvernement a décidé de négocier. Les négociations ont lieu au ministère des affaires sociales, rue de Grenelle, après deux jours et deux nuits, elles aboutissent sur le protocole de Grenelle.

Le général a disparu

            Le mercredi 29 mai, le conseil des ministres est annulé alors que dans la rue les manifestations ouvrières et étudiantes ont repris réclamants toujours la démission immédiate de De Gaulle. En réalité le Général a quitté l’Elysée pour Colombey les deux- Eglises, il déclare avoir besoin de 24 heures pour réfléchir à la situation et reporte le conseil des ministres au jeudi. Mais parti en hélicoptère, De Gaulle n’arrive pas a Colombey, on a perdu sa trace. Le général est en fait allé s’assurer du soutien en cas d’insurrection, des forces armées françaises basées en Allemagne. Il arrive à Baden-Baden découragé, il broie du noir. Il s’entretient avec le général Massu, dirigeant des forces françaises en Allemagne. Pendant plus d’une heure, Massu remonte le moral du général, lui rappelle tout ce qu’il a accompli et lui assure le soutient de ses forces. De Gaulle repart de Baden-Baden rgéneré. A Paris, dans les ministères, c’est les désarrois en cette fin d’après midi du 29 mai 1968. Mitterrand et Mendès France, eux, sont déjà en train de préparer la sixième république et de s’entendre sur le détail de certaines mesures. Ils annoncent qu’ils se tiennent prêts a prendre la direction d’un gouvernement de transition.

Le général a parlé, une marée tricolore lui répond.

            Le matin même, le général avait eu la tentation de se retirer mais maintenant, il a résolu de faire front. Il l’annonce le 30 mai au peuple par un message radiodiffusé : « je ne me retirerais pas. Je ne changerais pas le Premier ministre. Je dissous l’Assemblée Nationale. Je diffère la date du referendum. La République n’abdiquera pas. Le peuple se ressaisira. Depuis trois jours, les proches de De Gaulle organisent une manifestation de soutient en sa faveur. Peu après le discours radio, c’est le déferlement de jeunes, de vieux qui hurlent leur soutient à De Gaulle. Partout dans la foule, l’on voit des drapeaux tricolores. En tête de cortège l’on peut voir avec leur écharpe tricolore, tous les parlementaires Gaullistes. Le nombre de manifestants sera estimé à plus d’un million de personnes. Apres deux heures de marche, arrivée à l’arc de triomphe, la foule entonne une ultime Marseillaise. Tous ceux qui s’étaient tus pendant tout le moi de mai viennent de s’exprimer haut et fort. Les élections fixées pour le 23 et 30 juin, peu a peu le travail reprend.

Pour conclure, il ne s’agit pas ici de juger l’action gaulliste mais simplement de faire le constat que le 29 et le 30 mai 68, il à tres certainement sauvé la 5eme république.

2) Les conséquences

            Les élections de la fin juin sont une victoire éclatante pour De Gaulle : il obtient 294 députés sur 487. Sa majorité ressort plus forte des événements de Mai 68. Mais en réalité, on se rend compte que durant Mai 68, les français ont eu peur des violences et des idées quasi révolutionnaires des étudiants, donc ils votent pour l’homme qui les rassurent : De Gaulle. Mais ce dernier est désabusé. Il ne comprend pas cette nouvelle génération de français, ni leur état d’esprit, ni leurs revendications. Un an après Mai 68, les idées soixante-huitardes ont commencé à faire leur chemin. Le peuple réclame un état moins autoritaire et plus tolèrent.

          De Gaulle quant a lui n’a pas oublié son projet de referendum, il veut savoir si les français veulent toujours de lui. Alors le 27 avril 1969, il leur soumet un referendum sur la régionalisation et la reforme du sénat. Il prévient que si les français disent non, il quittera le pouvoir. Les français refusent à 52,41%. De Gaulle s’en va. Deux mois plus tard, les français élisent Georges Pompidou, ancien Premier ministre de De Gaulle au poste de Président de la République. L’on peut donc dire que si les événements de Mai 68 n’ont pas forcé De Gaulle à démissionner, il est clair qu’ils ont précipité sa chute.

            38 ans plus tard, nous sommes en pleine campagne présidentielle et Mai 68 est toujours présent. Le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy veut « liquider l’héritage de Mai 68 ». Il juge que les conséquences de Mai 68 ont toutes étés négatives et qu’elles sont totalement la cause de la crise économique actuelle.

            Sans juger les propos de monsieur Sarkozy, l’on ne peut s’empêcher de remarquer que Mai 68 est toujours d’actualité vue les vives contestations que ces paroles ont déclenchées.

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